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Epinard > Fertilisation

LA FERTILISATION

Besoins en éléments minéraux

Mobilisations et exportations d’une culture d’épinard en éléments minéraux

 

MOBILISATIONS
(/ha)

EXPORTATIONS (/ha)
à la récolte

Azote (N)

185 kg

115 kg (60 %)

Phosphore (P 2O 5)

55 kg

30 kg (55 %)

Potassium (K 2O)

410 kg

180 kg (45 %)

Calcium (CaO)

85 kg

50 kg (60 %)

Magnésium (MgO)

35 kg

20 kg (55 %)

Soufre (SO 3)

40 kg

20 kg (50 %)

Fer (Fe)

5400 g

 

Manganèse (Mn)

440 g

 

Zinc (Zn)

285 g

 

Bore (B)

95 g

 

Cuivre (Cu)

50 g

 

Molybdène (Mo)

2 g

 

Ces chiffres représentent une situation moyenne, établie en 1995 et 1997, à partir de 6 parcelles récoltées par machine au printemps et à l’automne, en Bretagne et Picardie.
Les exportations sont calculées sur un rendement net de 25 t/ha


Fertilisation azotée

Comme toutes les chénopodiacées, l’épinard est une plante nitrophile qui a besoin de beaucoup d’azote pour se développer. Pour satisfaire ses besoins, évalués à 180-200 kg/ha, l’azote minéral disponible dans le sol doit avoisiner 250 kg/ha. En fin de cycle, la culture assimile 10 kg d’azote par hectare et par jour. Une limitation de l’azote conduit alors à un jaunissement des feuilles et à une montée à graine prématurée. Mais à l’inverse, un excès d’azote risque d’engendrer des teneurs excessives en nitrates, que cette plante a tendance à stocker. Or les teneurs en nitrates ne doivent pas dépasser 2000 mg/kg d’épinard en conserve ou surgelé, comme le précise la réglementation européenne. Un bilan azoté le plus complet possible est donc nécessaire pour évaluer au mieux les quantités d’engrais à apporter. Celles-ci peuvent en effet varier considérablement en fonction des reliquats azotés du sol (très différents entre le printemps et l’automne), du précédent, de la richesse du sol en matière organique...
Vu la brièveté du cycle, le fractionnement est déconseillé. Hormis sur épinard d’hiver, il vaut mieux apporter la totalité de l’azote au semis, avec le potassium. Un apport d’azote en végétation peut néanmoins s’envisager sur les premiers épinards de printemps. Il doit être réalisé avant le stade 4 feuilles vraies et à des niveaux relativement faibles (de l’ordre de 50 kg/ha) pour éviter tout risque de dépassement des teneurs en nitrates à la récolte.

Fumure phospho-potassique

Le potassium est l’élément le plus assimilé par l’épinard : environ de 400 kg/ha, avec des prélèvements qui atteignent 25 kg par hectare au cours des 10 derniers jours du cycle. Les besoins en phosphore sont plus limités : environ 55 kg/ha. Néanmoins, les exportations à la récolte ne représentent que la moitié des quantités prélevées. La fumure phospho-potassique vise donc à couvrir ces exportations, soit environ 30 kg/ha de P2O5 et 180 kg/ha de K 2O.


Autres éléments


Le calcium doit également être suffisamment disponible, d’où un chaulage à ne pas négliger sur les sols à risques (Bretagne). Il en est de même pour le soufre et le magnésium dont il faut surveiller les niveaux dans le sol. Un apport de sulfate de manganèse est souvent nécessaire en terre acide. Concernant les oligo-éléments, fer et manganèse sont à prendre en compte. Les carences en bore et en molybdène sont plus rares mais il faut y faire attention car même si les prélèvements sont faibles, ces deux éléments sont essentiels pour la nutrition de l’épinard.