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LES RAVAGEURS

Pois > LES RAVAGEURS > Mouche des semis ( Delia platura o u Phorbia platura )

Mouche des semis ( Delia platura o u Phorbia platura )


La mouche des semis pond dans les sols humides, fraîchement travaillés et riches en matière organique mal décomposée (apport récent de fumier ou lisier, semis en dérobé ou en remplacement d'une culture accidentée...) . Les larves, des asticots blancs qui éclosent en quelques jours, sont rapidement attirées par les graines en germination et les plantules . En fonction de la date de ponte et de la vitesse de levée, les dégâts sur haricot peuvent être de différents types :

  • manques à la levée ;
  • levée de plants «borgnes», sans bourgeon terminal ;
  • disparition de plantes après la levée ;
  • galeries dans les racines et la tige.

Le haricot est vulnérable à ce ravageur jusqu'au stade "2 feuilles trifoliées". Plus la levée est lente (froid, semis profond, graines de faible vigueur germinative), plus la phase de sensibilité se prolonge.

Moyens de lutte : préventifs uniquement

  • Ne pas épandre de matière organique (fumier, lisier…) avant le semis.
  • Eviter de semer aussitôt l’enfouissement d’une culture précédente.
  • Utiliser des semences de bonne qualité germinative et traitées avec un insecticide.
  • Semer en sol ressuyé et réchauffé, pas trop profondément.
Pois > LES RAVAGEURS >Noctuelle Héliothis ( Helicoverpa armigera )

Noctuelle Héliothis ( Helicoverpa armigera )



La noctuelle «Héliothis» est un papillon migrateur d’origine tropicale. Il se répartit dans de nombreuses régions du globe et est un ravageur d’ordre mondial sur le coton. En France, il est bien connu des producteurs de tomate du Sud-Est. Sa présence est aussi signalée depuis de nombreuses années dans le Sud-Ouest. Cependant, sa nuisibilité sur haricot ne s’est affirmée qu’à partir de 2003, année particulièrement chaude, suite à des vols très intenses et des pullulations exceptionnelles de chenilles. Depuis, il semble en partie sédentarisé dans le Sud-Ouest où ses attaques sont désormais régulières. A la faveur d’étés chauds, des papillons peuvent également migrer vers le nord de la France : Loire Atlantique, Morbihan, Beauce, Bourgogne. Selon les années, 2 à 3 vols se succèdent.
La chenille, verte à brune, qui passe par 5 stades larvaires, se reconnaît facilement grâce aux bandes claires et longitudinales, disposées sur chacun de ses côtés. Contrairement aux noctuelles défoliatrices qui s’attaquent essentiellement au feuillage des cultures, la chenille d’Heliothis est une «foreuse» qui fait des trous dans les gousses de haricot. Ces perforations, ainsi que la présence de chenilles dans les lots récoltés, conduisent inévitablement au refus de récolte.

Moyens de lutte :

  • Suivre les vols (Bulletin de Santé du Végétal) et renforcer la surveillance des parcelles à partir de la floraison.
  • En présence d’œufs ou de chenilles, appliquer un insecticide.
  • Enfouir les résidus de culture infestés (haricot, flageolet, maïs doux) et réaliser un travail du sol superficiel afin de détruire les larves hivernantes.

     

Pois > LES RAVAGEURS > Pucerons noirs et verts (Acyrthosiphon pisum et Aphis fabae)

Pucerons noirs et verts ( Acyrthosiphon pisum et Aphis fabae )


Le puceron vert est très courant, le puceron noir est plus rare mais plus difficile à éliminer. Ils sont généralement présents sur la face inférieure des feuilles et sur les tiges. Leurs dégâts, dus à la ponction de sève, sont identiques : réduction de la vigueur des plantes, surtout si les populations sont importantes, déformations des feuilles et des gousses consécutives aux piqûres . Ils peuvent aussi être vecteurs de viroses . Un temps chaud et orageux est propice à leur prolifération.

Moyens de lutte :

  • Les nombreux ennemis naturels des pucerons (syrphes, coccinelles, champignons pathogènes, parasites…) permettent de limiter les faibles colonisations (quelques individus par plante). Les traitements avec des aphicides stricts se justifient en cas de pullulations ou si la transmission de virus est suspectée. Vérifier l’innocuité des matières actives choisies vis-à-vis des abeilles en période de floraison.

Pois > LES RAVAGEURS > Pyrale du maïs (Ostrinia nubilalis)

Pyrale du maïs ( Ostrinia nubilalis )


La pyrale s’installe de préférence sur maïs, mais elle est aussi attirée par les cultures de haricot. Ce papillon pond ses œufs sous forme de «plaques» sous les feuilles. La durée d’incubation varie de 5 à 15-20 jours selon les températures. La larve, une chenille gris clair à tête noire, creuse des galeries dans les différentes parties des plantes : tiges, pétioles, gousses. En cas d’attaques précoces, les galeries dans les tiges peuvent amener la plante à se casser au niveau du premier nœud. Par la suite, les galeries dans les gousses, les grains de flageolet grignotés et la présence de chenilles constituent une cause de refus de parcelle.
Les régions maïsicoles sont les plus touchées : Aquitaine, Beauce, Bassin parisien, Bourgogne, Picardie, Vendée, Bretagne. La chaleur, l’humidité et l’absence de vent fort sont favorables aux insectes. Les précédents maïs et la proximité de cultures de maïs sont des facteurs de risque supplémentaires.


Moyens de lutte :

  • Eviter les précédents maïs dans les zones à risque.
  • Broyer et enfouir profondément les résidus de culture de maïs infestés qui hébergent les larves hivernantes.
  • A partir du signalement des vols (Bulletin de Santé du Végétal) protéger les cultures ayant atteint le stade "3ème feuille trifoliée" avec des traitements insecticides