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L’IMPLANTATION

Le choix de la parcelle

Le haricot s’accommode de nombreux types de sol, pourvu que les besoins en eau soient couverts et que la rotation soit adaptée.

La culture du haricot peut se pratiquer sur des sols à textures très diverses moyennant quelques conditions :

  • pH compris entre 6,0 et 7,5. En dehors de cette plage, les risques de blocage de l'alimentation minérale des plantes sont importants.
  • Sol homogène, assurant la régularité de levée puis de floraison et de maturité.
  • Sol sain et draînant bien, car le haricot supporte mal les excès d'eau. Le sol doit aussi se réchauffer rapidement et permettre une bonne aération du système racinaire.
  • Sol plan et sans cailloux pour éviter les corps étrangers et faciliter la récolte.

Les assolements classiques à base de céréales à paille sont bien adaptés aux exigences du haricot. A l’inverse, certains précédents présentent des risques pour le développement du haricot :

  • Reliquats d'herbicides provenant de cultures précédentes : sulfonylurées (céréale), piclorame (pâture), MIKADO (maïs) doivent absolument être évités.
    CHALLENGE 600 (pois, carotte) et VENZAR (épinard) présentent des risques plus limités. Faire un labour profond et allonger le délai entre le désherbage de la culture précédente et le semis du haricot.
  • Précédents crucifères (choux, colza) : ils peuvent occasionner des blocages de croissance pour le haricot.
  • Précédents laissant d'importantes quantités de débris végétaux : ils sont attractifs pour la mouche des semis et les débris, difficiles à broyer et à enfouir régulièrement, deviennent des obstacles pour les racines. C'est le cas de l'épinard, du pois de conserve, du ray-grass... mal décomposés lorsque détruits trop tardivement.
  • Parcelles ayant reçu une fertilisation organique (fumier ou lisier) peu de temps avant le semis de haricot : risque de mouche et d’«emballement» de la végétation.
  • Parcelles ayant reçu de nombreuses cultures sensibles au sclérotinia (cultures légumières, crucifères, oléo-protéagineux).
  • Précédent prairie : risque de dégâts d'insectes du sol pendant plusieurs années (noctuelles terricoles, tipules...), adventices vivaces.
  • Précédent jachère : adventices difficiles à détruire.

La rotation

Il est impératif de respecter un délai de 5 ans entre deux haricots (retour la 6 ème année), mais aussi entre un haricot et une autre légumineuse, que celle-ci soit potagère (pois de conserve) ou non (pois protéagineux, soja, trèfle, luzerne...).
Réduire cet écart augmente les risques de problèmes parasitaires, foliaires (sclérotinia) et racinaires (champignons du sol tels que Fusarium solani, Thielaviopsis basicola, Rhizoctonia solani...).

La préparation de sol avant semis

De la qualité du lit de semences dépend la régularité de la levée et le bon développement de la culture. Il convient donc de travailler sur un sol bien ressuyé, pour éviter les tassements, avec pour objectifs, de :

  • préparer un lit de terre fine assurant un bon contact sol-graine.
  • obtenir une terre bien rappuyée pour que l'humidité remonte jusqu'au lit de semences, avec une surface assez grumeleuse (mottes fines).
  • avoir un sol bien nivelé pour la récolte (facilité et réduction des pertes).

Les dernières façons sont effectuées juste avant le semis. Un à deux passages après labour sont en général suffisants pour obtenir un lit de semences assez fin et homogène.

Le semis

La densité optimale de semis dépend de la variété, du niveau d'intensification de la culture, de l'inter-rang... Fourchettes moyennes :

 

Haricots extra-fins

Haricots très fins, fins, mi-fins, plats

Flageolets

Densité optimale de semis

35 à 45 plantes/m 2

32 à 38 plantes/m 2

30 à 35 plantes/m 2

Classiquement, une profondeur de 3 cm est jugée nécessaire pour maintenir l'humidité autour de la semence. La possibilité de recourir à l'irrigation et la généralisation des semences à petit PMG de moindre vigueur germinative conduisent à semer à 1,5 cm dans les sols sableux. Un semis trop profond accentue les risques sanitaires (attaques de mouche des semis, de champignons du sol...) mais réduit les risques de levée hétérogène dus à un horizon de surface trop sec.

Les faibles densités de semis, le coût des semences et l'exigence d'une levée régulière imposent le semis de précision. Les écartements courants se situent entre 35 et 50 cm. Certains matériels offrent l'opportunité d'un entrerang réduit à 15 cm. Celui-ci permet une moindre compétition entre plantes sur le rang et une meilleure répartition des haricots au sol (dispositif "au carré" : écart sur le rang = écart entre rangs), mais conduit à une récolte plus difficile et à une moindre aération de la culture (problèmes accrus de botrytis et sclérotinia).