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LES MALADIES DU SOL

Fontes de semis

Les fontes de semis apparaissent à la levée des haricots, sous forme de manques de pieds plus ou moins importants et de flétrissements de plantules. Sur le collet des plantes, on peut observer des zones allongées et humides qui se transforment en nécroses rougeâtres, et l’absence de racines secondaires. Ces symptômes sont dus à des champignons du sol, essentiellement des Pythium.

Tous les facteurs qui allongent la phase de levée sont favorables aux fontes de semis, notamment les semis en sol froid et humide, et les terrains lourds ou compactés.

Moyens de lutte :

  • Utiliser des semences traitées contre les champignons du sol et la mouche des semis, dont les blessures sur racines créent des portes d’entrée.
  • Eviter les semis trop précoces (froid et humidité).
  • Favoriser une levée rapide et vigoureuse : préparation de sol aérée, semences de bonne faculté germinative, semis pas trop profond.
  • Limiter les arrosages en début de cycle.


Fusariose du collet ou «Maladie du pied»

La fusariose du collet se traduit par un blocage de la croissance des haricots et un jaunissement du feuillage, pouvant entraîner des pertes de pied. Les c ontaminations, souvent précoces, apparaissent en foyers. S ur le collet des plantes, on distingue des lésions rougeâtres puis noires, qui provoquent le dessèchement des racines et peuvent faire éclater le pivot. Cette maladie est due à deux champignons du sol souvent associés : Fusarium solani, l’agent principal, et Thielaviopsis basicola. Elle se développe principalement en conditions de forte humidité du sol (stagnation d'eau qui asphyxie temporairement le système racinaire) . Elle est a ggravée par un stress herbicide, insecticide ou climatique . Les semis profonds, induisant une levée lente, et la richesse du sol en azote, favorisent également la maladie.

Ces attaques provoquent des chutes de rendement liées aux pertes de pieds, à l'étalement de la floraison et aux difficultés de récolte (arrachage des pieds). Elles sont relativement fréquentes dans les bassins de production anciens.

Moyens de lutte :

  • Les précédents légumineuses multiplient le potentiel infectieux. Allonger la rotation et inclure des espèces non hôtes (maïs, graminées...).
  • Eviter les sols compactés et asphyxiants, ainsi que les tassements lors de la préparation de sol.
  • Ne pas semer trop profondément.
  • Raisonner les apports azotés.
  • Evaluer les risques par un test de sol avant la culture de haricot, réalisé chaque hiver par l’UNILET.

 

Rhizoctone brun

Le rhizoctone brun est une maladie qui s’exprime principalement dans le Sud-Ouest. Elle est due à un champignon du sol, Rhizoctonia solani, qui peut s’attaquer à tous les stades du haricot. Ce pathogène engendre des fontes de semis en cas d’attaques précoces, et le flétrissement des plantes par foyers, lorsqu’il se manifeste plus tardivement. Sur le collet des haricots, on observe des lésions en forme de chancres brun-rouge. Dans les cas graves, un manchon nécrosé réduit le diamètre du collet et conduit à la mort des plantes.
Tous les facteurs qui allongent la phase de levée favorisent l’expression des symptômes, de même que des températures élevées, une humidité excessive, et le tassement du sol. Les doubles cultures de haricot accroissent aussi le risque d’attaque.
Le rhizoctone est un champignon polyphage qui se développe sur de nombreuses cultures (maïs, betterave, tomate, crucifères, légumineuses...) et dans des contextes très diversifiés. Il est souvent associé à Fusarium solani.

Moyens de lutte :

  • Eviter les semis profonds en périodes très chaudes, les doubles cultures de haricot.
  • Eviter la succession de cultures sensibles (haricot, maïs, choux, betterave).
  • Aérer le sol, éviter les compactages.
  • Introduire des céréales à paille dans la rotation.